L'Ecolière

L'Ecolière

Le dragon (poème)

Le Dragon

  

Le grand dragon, en son antre sombre,

Déverse une fumée de ses larges naseaux,

Il guette le silence, assis dans l'ombre,

Et ses entrailles rugissent comme un volcan dans l'eau.

 

Ses yeux chantent l'enfer, avec malice,

Immobile et serein, il se repose enfin,

Sentant ses griffes rougies par le sang humain

Il vibre de puissance et de délice…

 

O grand dragon toi qui naguère

Sauta dans la brume aîles noires déployées

Portant en ton âme les flammes de la guerre

De ces pauvres humains n'as-tu jamais pitié ?

O grand dragon, tu les dévoras,

Un par un, femmes et enfants,

Et tu leur fis supplice, cruellement,

De ces flammes terribles que tu as en toi !

Entendant les longs cris, d'agonie,

Tu riais oui tu riais,

Au milieu du désastre, du vertige et des nuits,

Les âmes effarés, s'enfuyaient.

 

Et t'en retournant dans les montagnes sombres,

Brumeuses et ténébreuses,

Le poète dit qu'il vit ton ombre,

Assise et rieuse,

Déverser dans la nuit, et sous le tonnerre

L'âcre fumée, des enfers.

  

      

J'ai trouvé ce poème sur le site Le Club du Monde des Idées.

J'hésitais à le recopier parce que j'avais un peu peur que l'auteur ne soit pas d'accord, mais je n'ai pas réussi à résister plus longtemps à la tentation de vous le faire partager, tellement je trouve ce poème joli.

Si l'auteur désire que je retire son poème du blog, il n'y a aucun problème, je le ferai aussitôt. 



01/03/2012
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