L'Ecolière

L'Ecolière

La Lune

LA LUNE, notre satellite

Si proche, depuis des milliers d'années, sa présence nous réconforte et permet aux voyageurs de se diriger à travers les ténèbres de la nuit, aux marins de se repérer en pleine mer et aux agriculteurs de mesurer le temps. Cet astre si clair était pris, dans certaines cultures, pour un dieu. C'est le seul astre cosmique que l'humanité a pu explorer et la NASA projette d'y installer une base permanente. Mais, d'où vient-elle ? Quels sont ses secrets ? Ces réponses sont bien plus étonnantes que ce que l'on peut imaginer…

 

Carte d'identité de la Lune :

Nom : Lune (satellite)

Distance de la Terre : 384 400 km (trois jours de voyage dans l'espace)

Année : un jour lunaire correspond à 27,3 jours terriens

Infos intéressante : elle est toujours tournée du même côté, face à la Terre.

Premier peuple à l'avoir observée : les Romains. Ils la surnommèrent « luna ». La forme latine luxna rapproche luna de lux, « lumière ». Ainsi, la déesse grecque Séléné (Luna chez les Romains) a été associée à la Lune, avant d'être supplantée par Artémis (Diane chez les Romains, déesse de la chasse, puis, de la lune).[

Particularité et description : Elle n'est que quatre fois plus petite que la Terre, ce qui veut dire que c'est un grand satellite (objet tournant autour d'une planète). Elle fait deux fois la taille de Titan, une des lunes de Saturne.

 

 

La seule, l'unique ? :

Nous répertorions plus de 150 lunes dans notre système solaire : Neptune en compte 13, Saturne 48 et Jupiter 62. Quant à la Terre, elle n'en compte qu'une. Mais cette seule petite lune est bien particulière. Si on observe la Terre et la Lune au télescope, on voit une grosse boule bleue et une autre grosse boule, un peu plus petite. Cette particularité ne se retrouve chez aucune autre planète. En effet, si on observe Saturne, par exemple, on observe une très grosse boule avec des anneaux et une série de petites boules, beaucoup plus petites.

 

La Lune n'est que 4 fois plus petite que la Terre (photo non prise face à la lune et à la Terre en même temps). 

 

Un petit voyage sur la Lune :

La Lune est un monde bien différent du notre et particulièrement dangereux. Il n'y a pas d'air respirable, donc il faut porter une combinaison. Comme pour Mercure, la Lune n'ayant pas d'atmosphère, le son ne peut pas se transporter. Si vous vous trouvez sur la Lune avec un ami et que vous voulez lui parler, il n'entendra rien, sauf avec une radio. Sans cette atmosphère, la Lune ne possède pas non plus un ciel radieux comme le notre, sur Terre. Ce ciel reste noir. Le paysage n'est pas non plus très accueillant : les rochers sont blancs et marrons, le sol lunaire est presque entièrement gris, aucune autre couleur ne redonne un peu de gaieté à notre satellite. La température extrême rend l'endroit encore plus inhospitalier : le passe du chaud au froid est particulièrement brutal : à midi, la température peut atteindre 132° au dessus de 0 et peut chuter à 151° en dessus de 0 dès que la nuit tombe.

 

Une combinaison spéciale :

Il est nécessaire de porter une combinaison pour aller sur la Lune. Elle protège du grand vide spatial, de l'absence d'oxygène, des radiations solaires mortelles et des températures extrêmes. Les astronautes prennent un grand risque en allant se balader sur la Lune : avec tous les rochers pointus et une gravitée beaucoup moins puissante que celle de la Terre, ils peuvent tomber et leurs combinaisons se retrouvent exposées à des déchirements et des cassures qui confrontent les astronautes au manque d'oxygène et à tous les autres dangers du satellite.

 

 

Une combinaison extrêment sophistiquée !

 

Un visage mystérieux dans le ciel :

Des petites météorites viennent s'écraser sur la surface de la Lune et créent de gros cratères noirs. Ainsi, certains pensent qu'ils ressemblent aux yeux, au nez et à la bouche d'un humain. Ce sont eux qui ont longtemps fait penser qu'il y avait quelqu'un sur la Lune. Ces zones sombres s'appellent les « maria », mot latin pour « mer ». L'un des ces bassins s'appelle La Mer Orientale, mesurant 5 km de diamètre. Heureusement, cette face ne nous est pas dévoilée. Si c'était le cas, nous aurions un gigantesque œil au dessus de nos têtes et la mythologie se serait empressée d'inventer diverses explications différentes et ne serait pas la même qu'elle a été. Cette mer est entourée de montagnes formant trois cercles autour d'elle.

Il y a aussi un cratère connu sous le nom de « Cratère Thycho ». Il est moins grand que La Mer Orientale mais tout aussi spectaculaire.

 

 

La carte des marias (cratère Tycho en haut à droite).

 

Un calendrier naturel :

Avant les systèmes modernes, mesurer le temps n'est pas une tâche facile. Seuls deux moyens existent : soit s'en remettre au Soleil, soit s'en remettre à la Lune. Si on s'en remet à Lune, il faut observer sa position : si elle n'est pas dans le ciel (pas visible), c'est la nouvelle Lune et si elle est pleine, c'est la pleine Lune. Il n'y a entre 28 et 29 jours dans un cycle lunaire, c'est plus simple de les compter.

 

Une influence physique :

La Lune attire l'eau de la Terre vers elle. C'est ce qui créé le léger renflement dans la direction de la Lune. Mais il y en a un aussi, dans l'opposé de la Lune, ce qui fait qu'il y a deux marées chaque jour. L'autre marée haute est provoquée par la force centrifuge de la Terre. La Terre et la Lune sont toutes deux en rotation, c'est cette force qui provoque cette deuxième marée. Ainsi, sans la Lune, il n'y aurait plus de vagues sur Terre et adieux les surfer !

 

Une Lune indispensable à la vie terrestre :

La force de gravité exercée par la Lune sur la Terre a surtout pour effet de permettre à toutes formes de vie terrestre d'exister. Elle stabilise le climat terrestre. Sa force gravitationnelle maintient l'inclinaison de l'axe de rotation de la Terre, c'est cette inclinaison qui maintient le cycle des saisons pendant que notre planète tourne autour du Soleil.

 

Mais d'où vient-elle ? :

En 455 avant J.C, un scientifique grec a émit une théorie : la Lune ne serait qu'un rocher qui se serait détaché de la Terre. Cette théorie n'est pas prise en compte.

C'est en 1609 que l'astronome italien Galilée, observe la Lune et découvre un tout nouveau paysage ; le sol d'un autre monde. C'est en voyant tous ces trous et cratères que Galilée reproduit la Lune sur du papier et en dessine les contours. C'est ainsi qu'il en déduit que le petit astre est un corps solide et non un dieu. Mais ces théories ne seront pas plus exploitées par Galilée et il se concentre sur d'autres planètes.

Ce n'est qu'en 1873 que la première théorie sur l'origine de la Lune, basée sur des faits scientifiques, fait son apparition. Elle voit le jour dans l'esprit fertile d'un astronome français : Edward Roche (je ne suis pas sure de l'orthographe). Il croit que la Terre et la Lune se sont formées avec les mêmes matériaux. A l'époque d'Edward, on croit que les planètes se sont formées à partir de gaz. Le scientifique considère que la Terre et la Lune sont un système solaire miniature. Il pense que la Terre est une boule de gaz qui s'est refroidie en répandant d'autres gaz pour former la Lune. Mais cette théorie a un problème : d'abord, la Lune a une teneur en fer beaucoup moins importante que celle de la Terre, il est difficile de croire, avec cette information, que les deux astres sont formés du même matériau, leur composition doit être la même.

Dans le dernier tiers du XIXe siècle, des théories beaucoup plus élaborées voient le jour. En 1878, Georges Darwin (fils de Charles Darwin), expose une théorie : quand la Terre était à l'aube de sa vie, elle tournait très vite sur elle-même et Georges croit que cette vitesse a dispersé certains bouts de Terre qui forment la Lune. Cette théorie ne présente aucun problème. Aussitôt, Georges entreprend de calculer mathématiquement la trajectoire inverse de la Lune (c'est-à-dire, quand la Lune est très proche de nous, au moment où la Terre n'est qu'une grosse boule de feu). En effet, la Lune s'écarte peu à peu de la Terre. On s'en ai rendu compte en retournant sur la Lune 75 ans plus tard. Là, on a posé des petits miroirs et on a envoyé un laser sur ces miroirs. Ainsi, on connait la distance exacte Terre-Lune. On en conclu, que la Lune s'écarte de nous d'environ un pouce par an. Il réussit à calculer une distance où la Terre et la Lune était très proche. Mais il n'a pas pu aller plus loin ; les mathématiques ne lui permettent pas. La Lune et la Terre était si proche que la Lune faisait le tour de la Terre 5 ou 6 fois par jours ! La distance qui les sépare à ce moment est de 8 000 km.

Mais, cette belle théorie qui démontre que la Lune est un morceau de Terre enflammée présente enfin un problème minuscule : la vitesse que la Terre doit engendrer est bien trop grosse pour que la Terre retrouve une vitesse normale, celle que nous avons aujourd'hui. Il ne reste plus qu'à trouver une nouvelle théorie, bien que les mathématiques de Darwin nous aient bien fait avancer.

En 1909, un américain du nom de Thomas Jefferson Jackson Sie (je ne suis pas sure de l'orthographe), qui plus jeune étudie l'astronomie (c'est l'un des premiers américain à obtenir un doctorat en astronomie), développe une hypothèse totalement différente de celle de Darwin : selon lui, la, Lune se forme dans une autre partie du système solaire, elle tourne autours du Soleil, comme les autres planètes, elle est passée trop près de la Terre et se fait capturée par sa gravitation terrestre. Cette théorie s'appelle « la théorie de la capture ». Cette théorie explique la différence de fer entre les deux astres : si la Lune s'est formée ailleurs, ça explique tout. Mais que la force de gravité terrestre puisse capturer un astre de cette taille semble peu probable.

Chacune des trois théories présentent d'importantes incohérences. L'origine de la Lune est encore un mystère.

 

Un petit pas pour l'homme, un grand pas pour l'humanité :

Le premier homme à avoir marché sur la Lune est Neil Armstrong, le 21 juillet 1969, lors de la mission Apollo 11. On projette d'y retourner vers 2020-2030. Neil Armstrong est le commandant de la mission. Jusqu'à nos jours, il y a 12 hommes qui marchèrent sur la Lune. Armstrong ne fut pas seul, il fut accompagné de ses amis Michael Collins et Buzz Aldrin, qui fut le deuxième à marcher sur l'astre. Depuis quelques années, la NASA et la maison blanche tentent d'y installer une base spatiale très intéressante pour étudier les planètes. Cela entraînerait les astronautes à vivre sur la Lune pendant de longues périodes. Cette base serait aussi un excellent point de lancement sur Mars, la planète rouge. Peut-être sera-t-elle le second astre que les humains pourront visiter…

Les roches qu'ils ramenèrent étaient des roches comme celles d'Hawaï. Ces roches témoignent que la Lune est couverte de lave, peu après sa formation.

 

Neil ARMSTRONG, commandant de la mission Apollo 11.

 

Equipe d'Apollo 11 : Neil ARMSTRONG, Michael COLLINS et Buzz ALDRIN.

 

Une nouvelle théorie :

Lors de la formation de la Terre, un objet de la taille de Mars vint heurter sa surface (voir article « la Terre »). C'est d'ailleurs ce choque qui entraîna la rotation de la Terre. Les scientifiques supposent qu'en entrant en collision, les deux objets on projeté des matériaux à l'origine de la Lune. Cette théorie s'appelle « la théorie de l'impact géant » qui fit son apparition en 1974. Cette théorie est la plus acceptable de nos jours sur l'origine de la Lune. Cependant, elle n'est pas prouvée.

 

 

 



14/05/2010
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